Sabine Aerts Sabine Aerts, DRH de Larcier-Intersentia
Texte
Gert Verlinden
Image
Wouter Van Vaerenberg

Un road-movie au pays de la GRH

1 décembre 2021
Quand vous arrivez à un carrefour, osez changer de route
Je vis pour voyager. Il n'y a rien de plus fantastique à mes yeux que de préparer un voyage et d'enthousiasmer ses futurs compagnons de route. Planifier les visites, fignoler les détails et tenir compte de ce qu'apprécient les uns et les autres: voilà ce qui me réjouit. Du coup, ma famille et mes amis s'adressent à moi quand ils ont besoin de conseils pour leurs prochains déplacements lointains. Au travail aussi, je donne à mes collaborateurs le sentiment qu'ils sont autre chose qu'un numéro. J'aime découvrir la personne qui se cache derrière le collègue.

Je vis pour voyager. Il n'y a rien de plus fantastique à mes yeux que de préparer un voyage et d'enthousiasmer ses futurs compagnons de route. Planifier les visites, fignoler les détails et tenir compte de ce qu'apprécient les uns et les autres: voilà ce qui me réjouit. Du coup, ma famille et mes amis s'adressent à moi quand ils ont besoin de conseils pour leurs prochains déplacements lointains. Au travail aussi, je donne à mes collaborateurs le sentiment qu'ils sont autre chose qu'un numéro. J'aime découvrir la personne qui se cache derrière le collègue.

Un souvenir de voyage mémorable? Incontestablement le périple que nous avons effectué en Afrique du Sud. Une vraie confrontation avec l'autre. Je séjournais pour la première fois dans un environnement où la différence entre Blancs et Noirs est aussi marquée. Une expérience traversée d'émotions violentes. L'impression d'être de l'autre côté de la barrière m'a appris à mieux me mettre à la place de mon interlocuteur. Cela s'applique aussi à la GRH. Les salariés ne poussent pas nécessairement des cris de joie quand mon département lance une nouvelle initiative. Je reste ouverte, j'écoute et je recherche des points communs. Il ne faut pas toujours essayer de gagner. Choisissez vos batailles.

Je fais très attention aux différences culturelles dans l'entreprise. Montrer du respect et tenir compte de ce qui est important pour les salariés: ce sont, pour moi, des prérequis essentiels. Je refuse de me laisser contraindre par les titres de fonction. Dans cette optique, les voyages que j'ai effectués sont enrichissants. Je noue facilement des contacts à l'étranger, malgré les différences de langue. Il est toujours possible d'entrer en communication, au besoin de façon non verbale ou par gestes.

Une attitude aussi ouverte m'aide à voir le changement d'un œil positif. J'aime la nouveauté, y compris en GRH. Je ne suis pas partisane des transformations radicales. Je préfère avoir l'audace de sortir du cadre pour, par exemple, personnaliser avec créativité le trajet d'intégration.

Lors d'un voyage en voiture aussi, vous devez être ouvert et oser prendre une autre route que celle que vous aviez prévue. Cet esprit d'aventure vous permettra peut-être de découvrir une opportunité ou de faire une rencontre inattendue. Il ne faut jamais avoir peur. Chez mon employeur, j'essaie de répondre avec souplesse et réalisme aux attentes des stakeholders: que peut-on réaliser? Quelle est notre marge de manœuvre? J’attaque les obstacles de front et je reste sincère dans mes entretiens.

Les collaborateurs de mon équipe sont les chauffeurs d'un car dans lequel je ne suis qu'une passagère. Je suis là pour eux et je les accompagne dans leur voyage. Ils conçoivent eux-mêmes leur trajet et tiennent le volant en main. S'ils lancent un appel au micro, j'arrive pour leur donner de l'aide ou un conseil, ou pour une simple conversation. Et je leur rappelle qu'il leur incombe de conduire le car à bon port.