John Meurysse, Coordinateur RH de l'hôpital Maria Middelares (Gand) John Meurysse, Coordinateur RH de l'hôpital Maria Middelares (Gand)
Texte
Gert Verlinden
Image
Wouter van Vaerenbergh

Rire et prendre soin les uns des autres

1 juin 2020
La passion vous aide à affronter les revers et les problèmes
Vingt-deux ans. Je travaille dans cet hôpital depuis toutes ces années-là. Et tout petit déjà, j'aimais jouer avec les pigeons. Aujourd'hui encore, je m'en occupe avec plaisir et beaucoup de passion. Pour moi, être au service des autres est fondamental. «Comment vas-tu?» C'est la première question que je pose quand je croise un collègue dans un couloir. Mon intérêt est toujours sincère.

Vingt-deux ans. Je travaille dans cet hôpital depuis toutes ces années-là. Et tout petit déjà, j'aimais jouer avec les pigeons. Aujourd'hui encore, je m'en occupe avec plaisir et beaucoup de passion. Pour moi, être au service des autres est fondamental. «Comment vas-tu?» C'est la première question que je pose quand je croise un collègue dans un couloir. Mon intérêt est toujours sincère.

Mon travail ne commence pas à 8 h pour se terminer à 18 h. Il constitue une partie de mon identité. N'importe quel hôpital ne me conviendrait pas. La culture de mon organisation répond à mes valeurs. Le mot le plus important ici? La gentillesse, sans aucun doute. Nos collaborateurs sont, comme moi, des gens qui aiment rire. Ils ne se retranchent pas derrière les procédures et n'oublient jamais de se dire bonjour.

L'humour est essentiel pour moi. Tout comme l'altruisme et l'accessibilité. Et une bonne dose d'intuition. Ces qualités sont les ingrédients idéaux pour résoudre des problèmes. Mais aussi pour sélectionner les bons collaborateurs. Il est crucial que leur personnalité corresponde à notre hôpital. Nous n'avons pas de directeur des ressources humaines. Ici, la GRH appartient à tout le monde. Chaque leader en porte la responsabilité.

Mon grand-père m'a donné l'amour de la colombophilie. Une passion qui est dans mes gènes. M'occuper des oiseaux pendant une demi-heure après une journée chargée: voilà ce qui me rend capable de revenir dans le monde normal. Les pigeons sont toujours contents de me voir. Ils ne se plaignent jamais. Je fais très attention à leur bien-être. Raison pour laquelle je ne me mesure pas aux colombophiles qui en font leur métier et qui poussent leurs animaux à réaliser les performances les plus extrêmes.

Comme le secteur des soins de santé, la colombophilie s'est professionnalisée. L'appât du gain règne. Les joueurs professionnels internationaux m'ont presque chassé de ce sport. Coordinateur RH dévoué et père de trois fils, j'ai dû réduire le temps que je consacrais à mon hobby. Un ami prend désormais en charge l'entraînement, l'élevage et les soins quotidiens des oiseaux. Je m'occupe de l'administration et je le rejoins le week-end.

Mon travail, ma vie familiale et mon hobby sont-ils source de stress? Pas du tout. J'exerce mon métier avec plaisir. Je préfère d'ailleurs parler de passion comme le fait Simon Sinek, l'auteur britannique de livres de management. La passion vous aide à mieux affronter les revers et les problèmes. Qu'il s'agisse du coronavirus à l'hôpital ou de la grippe aviaire dans la colombophilie: la passion vous pousse à aller de l'avant. Encore et encore.