Philippe Ghijselinck Philippe Ghijselinck, Manager RH pour le Benelux de La Lorraine Bakery Group
Texte
Gert Verlinden
Image
Wouter Van Vaerenberg

La modestie appelle le respect et la confiance

1 novembre 2021
Je privilégie l’empathie et l’équité
Si vous voulez avoir un impact dans le monde de la GRH, mieux vaut avoir la peau dure. Ce métier n'est pas fait pour les personnalités fragiles. Il y a des succès à fêter mais il faut aussi affronter des décisions difficiles. J'ai traversé à plusieurs reprises de violentes tempêtes. J'investis mon énergie dans des activités qui me permettent d'évoluer. Personnellement et professionnellement. Dans ma position de généraliste RH, je fais attention à rester visible. Je me rends volontiers sur le terrain, j'aime rencontrer les salariés dans l'usine. Et j'adore nos produits.

 Si vous voulez avoir un impact dans le monde de la GRH, mieux vaut avoir la peau dure. Ce métier n'est pas fait pour les personnalités fragiles. Il y a des succès à fêter mais il faut aussi affronter des décisions difficiles. J'ai traversé à plusieurs reprises de violentes tempêtes. J'investis mon énergie dans des activités qui me permettent d'évoluer. Personnellement et professionnellement. Dans ma position de généraliste RH, je fais attention à rester visible. Je me rends volontiers sur le terrain, j'aime rencontrer les salariés dans l'usine. Et j'adore nos produits.

Je suis gourmand et je raffole des petits plats, ce qui tombe plutôt bien. À la maison comme au restaurant. Le pain d'épices, les pains rustiques et les meilleures pâtisseries: je les déguste avec beaucoup de joie. De préférence en famille. Les soirées du week-end sont des moments privilégiés. Nous nous réunissons tous chez nous autour de la table. Quand l'horeca a été forcé de fermer ses portes pendant le confinement, nous sommes passés aux repas à emporter. Éprouver ensemble un plaisir culinaire nous rapproche. Même si les déjeuners d'affaires ont tendance à disparaître, je reste convaincu de leur valeur ajoutée.

Bien manger resserre les liens. Ces liens, je les entretiens aussi quand je fais du vélo dans le Payottenland. Un splendide décor. Je suis un cycliste social. Je ne roule pas pour la compétition, mais pour relever un défi physique personnel lors d'une sortie collective. L'image héroïque du cycliste seul sur sa selle, je n'y souscris pas. Je suis dans la GRH parce que j'aime jeter des ponts: dans le sport, en famille et dans le monde professionnel.

La persévérance de sportifs comme Nina Derwael ou Wout Van Aert est une source d'inspiration. Ne jamais rendre les armes, c'est mon credo. Je considère qu'un feed-back est toujours un cadeau. Cela me pousse à mettre la barre plus haut, même si cela fait mal. Car la GRH peut être brutale. Dans mon rôle, j'essaie de faire attention à l'empathie et à l'équité. Et d'avoir le courage d'en souligner l'importance. Il faut chercher l'équilibre entre ce qui peut être fait et ce qui doit l'être. Et oser relativiser ses ambitions personnelles. Je reste modeste.

Cette modestie suscite le respect et attire la confiance. J'ai un faible pour leadership humble. Il faut se concentrer sur ce qui compte vraiment. Laissons derrière nous les petits jeux politiques. C'est cette mentalité qui me séduit chez mon employeur. Le groupe reste une entreprise familiale. Nous formons une équipe puissante et authentique.