Bert Simoens, HR Manager du groupe Pattyn Bert Simoens, HR Manager du groupe Pattyn
Texte
Gert Verlinden
Image
Wouter van vaerenbergh

Fair-play. Sur le terrain et en dehors

1 novembre 2019
Dur à l’égard des faits. Tolérant envers les individus.

Faire émerger des collaborateurs de l'entreprise ce qu'ils ont de meilleur en eux pour qu'ils puissent s'épanouir: c'est la mission que je me suis assignée au sein du groupe Pattyn. Mon objectif est le même quand j'entraîne des jeunes sur un terrain de foot. Être coach, c'est mettre en relation des enfants qui ne se connaissent pas encore et créer un climat de confiance mutuelle. Ils éprouveront ensemble du plaisir et les résultats suivront. Au travail, pour parvenir au sommet, il faut emprunter la même voie.

Ce job d'entraîneur, nous sommes deux à nous en charger dans l'équipe. Un autre père s'occupe des entraînements pendant la semaine, je prends le relais pendant le week-end. Grâce à ce rythme, je réussis à trouver l'équilibre entre mon travail et mon hobby. Nous formons un petit club convivial. Les jours de match, je suis souvent seul à bord. J'enfile alors les casquettes de coach, de responsable du matériel et de délégué de l'équipe. Dans mon travail chez Pattyn, je m'occupe autant des niveaux stratégique que tactique et opérationnel de la GRH.

J'ai un esprit positif et je vois toujours la bouteille à moitié pleine. Il est invraisemblable que les choses aillent si mal, non? On en revient aux êtres humains et aux processus. Insufflez de la force aux individus, appliquez les processus le mieux possible. Je cherche toujours à mettre en place un système équitable. Je délimite un espace de jeu dans lequel les salariés pourront prendre leurs responsabilités en toute autonomie. Nous convenons des règles d'une manière respectueuse et intègre.

Pendant ma semaine de travail, j'accompagne régulièrement des cadres qui se heurtent à un problème. Je leur fournis des clés de compréhension. J'ai suivi une formation de deux ans pour devenir coach professionnel, par curiosité et par envie d'apprendre. Je reste pragmatique. Le coaching n'a rien de nébuleux. L'entreprise de rêve n'existe pas. Les gens ont besoin d'une certaine structure, j'essaie de leur donner une direction.

Je suis dur envers les faits mais tolérant à l'égard des personnes. Comme les footballeurs, les salariés doivent se sentir bien dans leur peau, mais pas de façon inconditionnelle. En échange, ils doivent assumer des responsabilités, obtenir des résultats. C'est équitable. Mon fils joue aussi dans l'équipe. Heureusement, le jeu prime toujours sur le score. Jamais je ne suis aussi heureux quand il prend le temps de mordre dans son biscuit préféré avant de monter sur le terrain.