Stephan Marchant Stephan Marchant, Conseiller en personnel et organisation du gouvernement flamand. Thérapeute en danse et mouvement chez Move2Create.
Texte
Gert Verlinden
Image
Wouter van Vaerenbergh

Allumer le feu

1 juillet 2020
Je suis toujours prêt à dire oui
La fontaine à idées. C'est ainsi que m'appellent mes collègues du gouvernement flamand. J'aime explorer de nouvelles voies et de nouvelles perspectives. Je les propose alors à l'organisation. Je suis ouvert à toutes les idées, sans préjugé. Je suis toujours prêt à appuyer sur le bouton «oui». Il faut parfois chercher le bon rythme pour introduire des concepts créatifs. Je ne veux brusquer personne et je tiens toujours compte du contexte.

La fontaine à idées. C'est ainsi que m'appellent mes collègues du gouvernement flamand. J'aime explorer de nouvelles voies et de nouvelles perspectives. Je les propose alors à l'organisation. Je suis ouvert à toutes les idées, sans préjugé. Je suis toujours prêt à appuyer sur le bouton «oui». Il faut parfois chercher le bon rythme pour introduire des concepts créatifs. Je ne veux brusquer personne et je tiens toujours compte du contexte.

Quand je danse ou quand je travaille, je reste exactement la même personne. J'essaie de rester moi-même en toutes circonstances. Et je suis toujours en quête de ce qui bouge dans l'organisation. Une entreprise, une association, une équipe: ce sont des systèmes vivants. Il faut y insuffler de l'oxygène, inspirer et soutenir les personnes.

Conseiller en personnel et organisation, je donne à mes collègues des conseils sur le développement de l'organisation, sur les processus à mettre en œuvre et sur la culture d'entreprise à appliquer. Je les stimule à chercher des connexions entre eux notamment par le biais de la communication positive. Mais aussi en les encourageant à partager des histoires, à l'aide de podcasts par exemple.

Que j'organise un séminaire professionnel ou une séance de thérapie par le mouvement, je commence toujours par créer un cadre rassurant pour les participants. Chacun peut alors s'exprimer en restant authentique, par la parole ou par la danse. Suis-je alors un guide pour eux? Non, car un guide connaît la destination. Pour ma part, je les accompagne dans un voyage vers l'inconnu. Je fais bouger les individus, au sens littéral et au sens figuré.

Je n'ai pas besoin d'utiliser ma force de conviction. Je ne veux d'ailleurs plus convaincre personne. Cela épuise mon énergie. Je veux enthousiasmer les gens et allumer le feu. Mais la culture du groupe doit s'y prêter. J'observe qu’aujourd’hui, on fait plus attention au pouvoir du corps. Pendant mes sessions de danse et de mouvement, je me concentre sur la personne, pas sur son titre. Ce qui favorise la connexion d'individu à individu.

Une bonne GRH doit être attentive à ce qui se passe en surface et au plus profond de l'organisation. D'un côté, les faits, les procédures et les comportements visibles. De l'autre, les émotions, les convictions des salariés et la manière dont ils vivent la mission et la vision de l'organisation. Les deux faces de la médaille méritent tout notre intérêt. Mon conseil? Efforcez-vous de mettre en place des interactions entre ce qui est apparent et ce qui est sous-jacent.