Quelle technologie pour soutenir l’expérience employé?

5 juillet 2021
Quelle technologie pour soutenir l’expérience employé?

L'innovation, l'individualisation et la flexibilité sont des valeurs essentielles pour CTG et ses consultants en informatique. Ce sont aussi les principes que Ferdi Claes applique pour façonner l'expérience employé. «Dans quel domaine un employeur peut-il mieux démontrer son engagement que dans celui de la rémunération?», demande le Managing Director HR de l'entreprise.

CTG souhaite donner à ses collaborateurs le contrôle de leur rémunération. «Cette démarche s’inscrit dans notre vision générale des ressources humaines, qui fait de l’individualisation, de la flexibilité, de l’innovation et de la responsabilité, des valeurs fondamentales», déclare Ferdi Claes, Managing Director HR de CTG.

Agilité

Ces principes correspondent d'ailleurs à ceux que réclament les clients de CTG dans la mise en œuvre de leurs projets. «Aujourd’hui, tout ce qui concerne l'agilité et la transformation numérique bénéficie d’un fort engouement. Nous employons donc des méthodologies et des outils (SAFe, DevOps, scrum, canban, etc.) en recourant à de fréquentes itérations dans le processus de changement.»

Ces principes suggèrent une grande liberté mais impliquent également de prendre la responsabilité de ses choix. Il est important que le système de rémunération flexible (Flex Income) de SD Worx, soit associé à un solide accompagnement juridique. «Chaque choix doit rester à tout moment juridiquement étanche», déclare Tom Vanpraet (SD Worx). «La technologie doit fonctionner et être facile à mettre en œuvre, mais il ne faut surtout pas oublier la communication. Un outil peut être à la pointe de la technologie, mais sans communication, vous n’atteindrez pas les objectifs que vous visiez en vous procurant cet outil.»

Des conseils pour des choix fondés

Raison pour laquelle le département RH de CTG est toujours disponible pour prodiguer des conseils. Il s’efforce d’offrir à chaque individu une expérience employéqui le fasse se sentir réellement maître de la situation. «Nous fournissons des conseils qui permettent aux salariés de faire des choix conscients et fondés», explique Ferdi Claes. «Une chose est importante dans cette expérience: la facilité d'accès à ses propres données. Il est fondamental que chacun puisse, à tout moment, consulter ses informations salariales en quelques clics sur son smartphone.» Le cocktail est équilibré lorsque les ingrédients de l’autodétermination sont associés à une grande convivialité. «Je peux gérer une période de vacances sur-le-champ, sans avoir à lancer un système derrière un bureau.» L’application est désormais également accessible via la reconnaissance faciale.

Ce qui nous amène aux options les plus fréquemment utilisées. Ferdi Claes: «Le calendrier des vacances est très populaire. Au départ de l’application, je peux voir rapidement mes absences mais aussi suivre celles de mon équipe. Aujourd’hui, nous organisons de plus en plus les aspects de notre travail comme nous le faisons dans notre vie quotidienne. Ce qui évite aux salariés de devoir s’adresser trop rapidement au département RH.»

Faire son shopping

Les modalités de rémunération flexible sont souvent consultées. Ferdi Claes: «Ce dernier point est lié au fait que depuis l’année dernière, nous sommes passés d’un cycle annuel à un régime continu: les employés peuvent désormais faire véritablement leur shopping. Ce qui prime, ce n’est pas la possibilité d’ajuster vos modalités de rémunération chaque semaine, mais un sentiment de sécurité émotionnelle. Vous avez en effet le contrôle sur vos propres données et vous en disposez rapidement quand vous en avez besoin. Et si vous voulez changer quelque chose, vous savez que vous pourrez le faire facilement.»

Beaucoup de problèmes de rémunération, même complexes, restent gérables à partir d’une simple application. Cependant, pour certaines choses, comme les fiches de salaire, il faut passer par un portail. «Là, l’accompagnement initial se fait via un chatbot», précise Ferdi Claes. «Si vous voulez prendre des vacances, vous recevrez immédiatement des suggestions pour votre message d’absence ou pour d’autres implications administratives. Nos collaborateurs du département RH ont désormais moins de travail administratif grâce au programme Flex Income, ce qui n’était pas le cas dans les versionsprécédentes.»

«Nous contrôlons complètement les processus, de bout en bout», assure Tom Vanpraet. «Autrement dit, tout se déroule en suivant un canevas juridique défini. Ainsi, un leasing est pris pour une durée de quatre ans. Et lors de la mise en œuvre du système, l’employeur fixe les balises de tout ce qu’il souhaite rendre flexible. Les congés, par exemple, peuvent être adaptés dans le cadre d’accords sectoriels. Des ajustements peuvent être réalisés au jour le jour si nécessaire, car le traitement s’effectue aisément, y compris la signature numérique des annexes.»

Le plan Flex Income n’est pas conçu comme un exercice d’optimisation des coûts. «Il doit créer une valeur ajoutée pour le travailleur-utilisateur en fonction de l’étape à laquelle il se trouve», ajoute Tom Vanpraet.

Un menu varié

Outre les vacances, l’un des éléments les plus flexibles, tout ce qui concerne la mobilité est également très prisé. «Nous constatons une nette tendance vers des voitures plus petites et plus luxueuses en termes d’équipement», continue Ferdi Claes. «Les gros bolides perdent du terrain.» La possibilité de choisir une voiture plus petite et un véhicule plus spacieux pour les vacances est également intéressante. Mais il y a aussi l'effet de la pandémie: les salariés se demandent s’ils ont vraiment besoin d’une voiture imposante. CTG détecte encore une tendance vers les hybrides rechargeables. Ferdi Claes: «Sur les 75 voitures que nous avons commandées cette année, 30 sont des hybrides rechargeables.» Les voitures 100% électriques sont encore trop chères et les conducteurs ont toujours peur d’une autonomie insuffisante. Les vélos électriques complètent également très bien ces voitures à plus petite valeur salariale.

Une liberté de choix aussi grande reste gérable et Ferdi Claes envisage même d'élargir encore le menu. «La diversité de l’offre détermine en partie l’attractivité. Chaque année, nous essayons d’ajouter quelque chose à notre gamme. Un faible intérêt au moment de l’introduction d’un nouvel avantage ne signifie pas nécessairement qu’il s’agissait d’une mauvaise décision. Je sais par expérience que l’engouement peut vite décoller. Au début, en 2012, le système Flex Income n’était adopté que par 12% des salariés, aujourd’hui il l’est à plus de 80%.

Tom Vanpraet (SD Worx) n’est pas étonné de voir l'offre s'enrichir. Certains clients ont adopté une formule telenet@home ou proximus@home pour Internet.