Malgré la crise, on a toujours très envie de recruter!

21 septembre 2022
Texte
Francois Weerts

Selon le dernier baromètre de l’emploi de ManpowerGroup, l’activité de recrutement devrait rester soutenue au cours du quatrième trimestre 2022 en Belgique.

D’après l’enquête menée fin juillet auprès de 512 employeurs:

• 46% d’entre eux prévoient d’augmenter leurs effectifs au cours des trois prochains mois,

• 13% prévoient de les réduire,

• 39% n’anticipent aucun changement.

Après correction des variations saisonnières, la prévision nette d’emploi – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements – atteint la valeur très favorable de +33%. C’est une hausse de 8 points par rapport au trimestre précédent et de 3 points par rapport au 4e trimestre 2021.

Pénurie de main-d'œuvre

«Dans un contexte économique de plus en plus incertain marqué par les tensions géopolitiques, une pression accrue sur les coûts et une inflation croissante, notre enquête montre que les employeurs belges font preuve de résilience en maintenant le cap dans le domaine de l’emploi», souligne Sébastien Delfosse, directeur général de ManpowerGroup BeLux. «Confrontés à des pénuries de talents sans précédent qui touchent plus de trois employeurs sur quatre en Belgique, les employeurs sont toujours prêts à prendre le risque de recruter et rapportent des prévisions d’embauche très optimistes. Ces difficultés à trouver les bons profils devraient nous faire réfléchir et se traduire en actions concrètes en cette période de rentrée à tous les niveaux d’enseignement. En attendant que le réservoir de talents ne se remplisse, de plus en plus d’entreprises recrutent sur base de la personnalité et des soft skills en investissant davantage dans la formation au travers de parcours d’intégration innovants. Les employeurs renforcent également leur attractivité en répondant davantage aux nouvelles attentes des candidats.»

Différences régionales

Les employeurs des trois régions du pays rapportent des intentions de recrutement positives: très optimistes à Bruxelles (+41%) et en Wallonie (+35%) et plus prudentes en Flandre (+22%).

Optimisme dans plusieurs secteurs

• Les employeurs du secteur de la finance, des banques, de l’assurance et de l’immobilier se montrent les plus optimistes, rapportant la prévision nette d’emploi la plus forte jamais enregistrée dans ce secteur depuis le lancement de l’enquête en Belgique en 2003 (+59%).

• Les prévisions d’embauche sont également très favorables dans les secteurs des services publics, de la santé, de l’éducation et des services collectifs (+38%), dans le secteur des autres services (activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs: +38%), ainsi que dans le secteur de l’horeca, de la culture et des loisirs (+38%).

• Les intentions de recrutement restent très solides dans les secteurs de l'informatique, des technologies, des télécoms, de la communication et des médias (+30%).

La valeur de la prévision nette d’emploi est obtenue en déduisant du pourcentage des employeurs anticipant une hausse de l’emploi total, le pourcentage des employeurs prévoyant une baisse de l’emploi dans leur entreprise pour le trimestre suivant. Il s’agit donc ici du solde net des prévisions d’emploi, qui peut être aussi bien positif que négatif.